Résumés


Insaniyat N° 75-76| 2017| Sur les réformes en Algérie | p. 189-192 |Texte intégral


Zakaria SMAHI et Khadidja REMAOUN : les réformes
agraires : quels impacts sur l’utilisation des terres par les cultures ?

Une réforme dans quelque domaine que ce soit a toujours des incidences différentes. Dans l’agriculture, les plus visibles sont celles qui influent sur l’organisation et la structuration de l’espace rural. Un des principaux indicateurs ou moteurs de celle-ci est l’occupation des sols par les diverses spéculations culturales qui y sont pratiquées ainsi que les transformations du domaine boisé (les forêts et leurs formes de dégradation ou de restauration). Ce travail (dont certains résultats ont été obtenus dans le cadre d’un projet de recherche) aborde la problématique de l’impact qu’ont eu les diverses réformes agraires menées en Algérie depuis son indépendance en 1962 sur les cultures pratiquées (types et extension spatiale). L’évolution de quatre communes, objet de ce travail, montre des similitudes mais aussi des différences parlantes. Des questionnements peuvent alors être faits en ce qui concerne la prise de décision finale : quelle est la part des acteurs locaux par rapport à celle des « officiels » ? Ou bien, d’autres facteurs interviennent-ils ? Si oui, lesquels ?

Mots-clés : Réformes - agriculture - vignoble - maraîchage - arboriculture.

 

Rosa MAHDJOUB : Expansion de la couverture du
préscolaire ; réflexions sur les éléments structurels d’une nouvelle politique

En Algérie, l’éducation préscolaire n’a pas été aussi bien lotie que le primaire, néanmoins, depuis la réforme scolaire de 2002, nous constatons une évolution substantielle du secteur. En effet, la loi d’orientation sur l’éducation nationale n°08-04 du 23 janvier 2008, faisant suite à cette réforme, accorde une importance toute particulière à la prise en charge de la petite enfance. Quand on parle de préscolarisation, beaucoup ont tendance à penser spontanément que le seul pourvoyeur de ce type de service est le ministère de l’éducation nationale et que cet aspect reste l’apanage de ce secteur. En réalité, plusieurs formules coexistent pour assurer des formations de ce type. La prise en compte de ces différents ordres de variétés construit un ensemble très disparate dans les services offerts, bien qu’ils portent tous l’étiquette générique commune de « préscolaire ». La principale question que nous soulevons est de savoir quelle est la place accordée, par la politique éducative, à la prise en charge de la petite enfance en Algérie? Notre contribution répondra à cette question à partir d’une analyse de contenu des principaux textes et d’un état des lieux de l’existant. A partir de ces données, nous formulons quelques propositions de réaménagement du système de préscolarisation.

Mots-clés : Algérie - préscolaire - couverture - quantité - qualité - efficience.

 

Fatima NEKKAL : Les réformes éducatives en Algérie
ont-elles contribué à la formation du capital humain ?

Dans une démarche qui tente d’expliquer la formation du « capital humain », l’objectif de cet article vise à identifier les réformes éducatives en Algérie et à évaluer leur impact sur la formation du capital humain. Différentes recherches menées sur le sujet nous ont conduit à déterminer les indicateurs éducatifs qui peuvent engendrer du capital humain. Pour cela, nous nous sommes intéressés à la formation du capital humain général car elle est considérée comme source du capital spécifique au niveau de l’entreprise mais aussi comme générateur de croissance économique.

Nous pensons, à l’heure actuelle, que le système éducatif en Algérie a permis une formation du capital humain mais dont « l'ensemble des qualifications, expériences accumulées par un individu et qui déterminent, en partie, sa capacité à travailler ou à produire pour lui-même ou pour les autres », semblent insuffisantes au niveau du milieu professionnel des personnes employées.

Mots-clés : Réformes éducatives - indicateurs de l’éducation - efficacité de l’éducation - capital humain - système éducatif - Algérie.

 

Aïcha BENAMAR : La réforme pédagogique de 2002 : entre intégration et résistances

La problématique de la réforme pédagogique lancée en 2002  représente un véritable défi pour les décideurs politiques et les différents acteurs du système éducatif. En effet, si de nombreuses recherches ont montré que l’école est particulièrement difficile à réformer du point de vue pédagogique, certains auteurs continuent à s’interroger sur l’aboutissement des changements, planifiés à large échelle et de manière prescriptive pour les enseignants en particulier. Les principales questions que nous soulevons, dans cette contribution, sont de savoir comment cette réforme de 2002 a-t-elle été perçue
et quelle influence a-t-elle eue sur les représentations et les pratiques enseignantes? 

Mots-clés : Réforme - changement – qualité – système éducatif – représentations – pratiques – Algérie.

 

Boulanouar YOUSFI : La pédagogie de projet en 5e année primaire : formation des enseignants et pratiques de classes. (Enquête de terrain)

La refonte du système éducatif algérien, mise en œuvre à partir de 2003, a adopté une nouvelle orientation vers un éclectisme qui se veut actif. Celui-ci se compose de trois approches méthodologiques dont la pédagogie par projet. La (co)construction du savoir, dans cette démarche, se fait par la (co)réalisation d’un projet qui se concrétise en un produit final. Le processus aboutissant à ce produit permet aux apprenants de développer, aussi bien collectivement qu’individuellement, des savoirs, des savoir-être et des savoir-faire dans l’action. Dans cet article, nous nous sommes posé quelques questions à propos de la réalité de cette méthode active en 5e année primaire en Algérie à travers une enquête par questionnaires. Notre objectif est de savoir comment la pédagogie de projet est-elle pratiquée en classe. Le projet concerné par cette étude est le projet n°02 intitulé : « lire
et écrire un conte ».

Mots-clés : Didactique du FLE - pédagogie de projet - apprenant actif - produit concret - Algérie.

 

Mohamed MILIANI : La réforme LMD : un problème d’implémentation

Le dispositif LMD dans sa conception pose de manière systémique la résolution du problème de la formation dans le Supérieur. Cependant, si son introduction progressive a satisfait ceux qui appréhendaient cette réforme, elle a surtout souffert au niveau micro, en particulier les départements et facultés, d’un important déficit informationnel mais aussi, dans les premières années, d’un manque de formation en pédagogie et en ingénierie de formation.

L’entame de la réforme par le biais de l’élaboration de curricula, plus ou moins appropriés, n’a pas répondu totalement à la demande sociale d’une formation supérieure de qualité. C’est, donc, au niveau de l’implémentation du dispositif que se posent les réels problèmes dus, pour la plupart, à un déficit informationnel et à une formation des enseignants embryonnaire. Face à la mise en place de la réforme, les perceptions des parties prenantes, en particulier les étudiants et les enseignants, naviguent entre réactions non documentées
et préoccupations secondaires.

Mots-clés : Réforme - implémentation - LMD - pédagogie - professionnalisation - autonomie - formation Algérie.

 

Youcef ABBOU et Brahim BRAHAMIA : Le système de santé algérien entre gratuité des soins et maîtrise des dépenses de santé

Partout dans le monde, les dépenses de santé  continuent de croître plus rapidement que le Produit Intérieur Brut (PIB). A cet effet plusieurs stratégies ont été mises en place, ces dernières années, par les gouvernements des pays  pour tenter de limiter la croissance de ces dépenses.

Les différents modes de régulation peuvent prendre plusieurs formes: maîtrise comptable, maîtrise médicalisé et maîtrise par le marché.
La maîtrise dite comptable concerne un contrôle de type budgétaire qui se caractérise par une définition a priori du budget global ou de l'offre des soins via le numerus clausus ainsi que via la carte sanitaire. Le contrôle comptable des dépenses passent aussi par la fixation des prix des biens de santé, et notamment par la responsabilisation des usagers à travers le tarif de référence et le  ticket modérateur.

La maîtrise dite médicalisée se rapporte  à la notion de juste soins : le rapport avantages / coûts  et l'efficacité médicale sont les seuls critères considérés comme valables pour obtenir une baisse des dépenses. Les Références Médicales Opposables, les guides de bonnes pratiques médicales, le Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information et le carnet de santé sont des outils qui permettent d’avoir les soins appropriés à moindre coût.

La maîtrise par le marché peut se faire, quant à elle, par le biais  des assureurs ou des offreurs de soins. Selon  les défenseurs du libéralisme, le marché est la solution qui permet d’obtenir une utilisation optimale des ressources, de stimuler la concurrence et de modérer les augmentations des prix.

Ce présent article porte sur les outils de régulations  des dépenses de santé utilisés en Algérie pour maîtriser voire contenir l’évolution de ces dépenses.  La recherche de nouvelles sources de financement peut également, être un élément déterminant pour contenir la croissance des dépenses de santé.

Mots-clés : maîtrise comptable, maîtrise  médicalisée, maîtrise par le marché, tarif de référence, ticket modérateur, budget global, Sécurité sociale, Algérie.

 

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