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L’Islam algérien avant 1830 Le Malikisme

Insaniyat N° 31 | 2006 | Religion, pouvoir et société | p.63-70 | Texte intégral


Algerian Islam before 1830 : Malikism

Abstract : Malikism is one of the four religious judicial rites in orthodox Islam. The originality of the imam Malik-ibn-Anas (Y765) is that he introduced the recognition of “Amal” that is to say the actual Medina practice which he set up as an organized judicial system.
In the Maghreb, Ibn Sahnoun’s Mudawana is the main source of Malikism (776-854). Its interest is in the fact that it shows the relationship between religion and commerce. It gives birth to a range of literature, commentaries (Chourouh) of which the most famous is Ibn Abi Zayd’s “Rissala” and Ibn Hagib’s “Mukhtassar”.
Malik’s religious-judicial system is based on koranic doctrine, the tradition (Sunna) and the Ijma, nevertheless important differences exist in relation to other schools. Malik excludes Ali ibn Abi Talib from the tradition, preferring Ijma (consensus) from Medina, or universal Moslem concensus. He only uses “qyas” (analogical reasoning) for cases which don’t harm public good (maslaha amma).
Before the Almohads’ arrival, malikism in the Maghreb was characterised by severity, intolerance with regards to schisms. It is based on Hanbalite theology. With that it knows changes: Ibn Tumart introduces Asharism as a theological reference in the Maghreb, and encourages an important mystical movement, but the traces of rigour persist (separation of sexes, alimentary prohibitions, fasting….). According to Ibn Khaldoun the malikite rite is predominant because of the persisting bedouinity. Practices and law remain identical as to what they were towards the middle of the 13th c.
Since the religious crisis provoked by radical Islam, the Algerian state has tried to reactivate malikism, however intellectuals and the political class must show audacity and innovation on the question of religious thought and interpreting the Koran.

Key words : Malikism - Asharism - mudawana - Medersas - Algeria - Maghreb - bedouinity


Mohamed GHALEM :  Université d’Oran-Senia, 31 000, Oran, Algérie
Centre de Recherches en Anthropologie Sociale et Culturelle, 31 000, Oran, Algérie


Avant 1830, l’Islam algérien connut trois formes majeures de religiosité:

  • Un islam traditionnel qui développait et perpétuait principalement le rite malikite: un des quatre grands rites de l’orthodoxie musulmane,
  • Un culte des saints " الأولياء الصالحون " qui perpétuait un islam mystique très populaire ( pèlerinages, pratiques thérapeutiques … ),
  • Un islam confrérique structuré et fortement implanté dans les villes et surtout les compagnes. Les grandes confréries ( Qadirya - Tijania - Derquaoua - Taibia - Rahmanya ) ont été puissantes et jouèrent un rôle politique à l’occasion d’évènements décisifs.

Dans mon intervention, je ne parlerai que de l’Islam traditionnel à savoir le Malikisme. Il serait prétentieux d’analyser les trois expressions religieuses ensemble sans tomber dans des généralités souvent connues.

Avant 1830, la grande majorité de la population musulmane suit le rite malikite. Les Turcs, en place depuis le XVIe siècle et les Couroughlis (issus des mariages mixtes) appartiennent au rite hanifite.

Dans le Mzab, la population berbère suit l’Ibadisme: rite Kharijite proche de l’orthodoxie.

1. Le Malikisme: doctrine et transmission

Il est un des quatre grandes rites juridico-religieux de l’Islam orthodoxe. Il se constitue en école après l’adoption de la doctrine de l’Imam Malik Ibn Anas[1] (en 795) par le second calife abbasside " EL MANSOUR " qui voulait unifier les différentes méthodes en un système juridique conforme à la politique abbasside. Pourquoi Malik Ibn Anas? Parce qu’il représentait Médine où avaient été élaborés les fondements du droit musulman (la ville du prophète - ville sainte).

L’originalité de l’enseignement de Malik est qu’il a introduit dans le "Muwatta" (son ouvrage) la reconnaissance du Amal - عمل - c-à-d la pratique effective et unanime de Médine qu’il a érigée en système juridique organisé. Le Muwatta est un traité de fiqh -jurisprudence- fondé sur la "tradition" du prophète حديث qui intervient comme argument juridique. Il a pour objet le culte العبادات et le droit général المعاملات . Tous les rapporteurs du hadith sont des savants de Médine ou ayant fréquenté Médine. Le succès que connut le "Muwatta" tient au fait qu’il représentait l’opinion moyenne alors en vigueur à Médine (consensus اجماع). Il est donc un code de législation, d’après une description du droit et du dogme pratiqués selon la tradition et le consensus de Médine.[2]

Le Malikisme est diffusé et répandu au Maghreb et en Andalousie par les disciples de Malik. Parmi eux le Kairouanais SAHNOUN (776-854)[3], dont l’œuvre -la Muddawana- est la source capitale pour l’étude du malikisme maghrébin. C’est une somme de fiqh malikite qui contient les corrections et les réponses faites à Sahnoun par un disciple de Malik : Kassim el Utaqui (en 806). Son intérêt pratique réside dans le fait qu’elle met en évidence les rapports de la religion et du négoce (معاملات ). La Muddawana[4] a été à l’origine de toute une littérature de commentaires dont le plus célèbre est l’épître d’Ibn Abi Zayd. Elle a inspiré le Mukhtassar d’Ibn Hajib (1248) qui connut un succès au Maghreb. La chaîne de transmission maghrébine part de Sahnoun, Ibn Abi Zayd, el Bordha’i, Ibn Yunus (1059), Ibn Muhriz (1058), el Tunussi et El Lakhmi (1085)[5].

Comme les autres rites, le malikisme appuie sa doctrine sur le Coran, la Sunna et l’Ijma’, néanmoins des divergences plus ou moins importantes existent par rapport aux autres écoles. Si l’unanimité est faite autour du Coran, une première différence apparaît avec la Sunna. La tradition du prophète et de ses compagnons (صحابة) constitue la véritable Sunna selon Malik qui en exclut Ali alors que d’autres écoles l’intègrent[6]. A l’Ijma’ el Umma -consensus universel des musulmans - s'ajoute l’Ijma’ médinois qui découle des "coutumes" en vigueur dans la ville du prophète. Lorsque l’Ijma’ ne peut pas apporter de réponse à une question, Malik fait appel au jugement (رأي) à condition qu’il ne nuise pas à l’intérêt public (المصلحة المرسلة). Le qyas (قياس) – raisonnement par analogie, ne sera utilisé que dans le cas de l’Ijma’ Umma (donc une interprétation basée sur la raison très réduite).

Historiquement, un malikisme rigoureux dominait au Maghreb depuis les Aghlabides et jusqu’à l’arrivée des Fatimides (910) qui voulurent imposer le shiisme ismaelite. Une véritable résistance dirigée par les docteurs malikites s’organisa mais il a fallu attendre 1048 pour que le Malikisme fut définitivement adopté au Maghreb. Cependant, la doctrine intransigeante dans laquelle le Maghreb va se figer, bannit l’effort intellectuel et le sentiment religieux (ésotérisme). En effet, l’étude du Coran et du Hadith ainsi que l’Ijtihad, sont abandonnés au profit des manuels du fiqh appliqué (فروع) (renoncement aux sources au profit des manuels). Les souverains almoravides apportent leur soutien à ces méthodes et encouragent les légistes -foqaha- à privilégier l’étude des fourou’[7]. Cet abandon du recours au Coran et au Hadith est dénoncé par El Ghazali (en 1111) dans son ouvrage Ihya el Ulum qui démontre que le Malikisme pratiqué par ses adeptes n’a plus de lien avec le dogme tel qu’il a été élaboré. Il condamne aussi l’importance prise par les foqaha dans la vie politique. S’inspirant de ses principes, Ibn Tumart[8] déclare la guerre aux Almoravides, se pose en censeur des mœurs et avec des moyens violents rétablit "la véritable orthodoxie". Il condamne les fourou’ et établit comme base de sa doctrine (التوحيد), le Coran, la Sunna et le consensus Umma. Pour lutter contre les courants rationalistes (Mu’tazila et Maturidia), il introduit l’Asharisme comme référence théologique dans le Maghreb. La doctrine almohade a imprimé à l’orthodoxie une marque ineffaçable de rigueur (séparation des sexes, jeûne, interdits alimentaires parmi tant d’autres caractéristiques du rigorisme maghrébin). Avec la dynastie zyanide, on assiste à la renaissance du malikisme. Une nouvelle école malikite, fidèle aux enseignements du passé et essayant en même temps de satisfaire les nouveaux besoins de la société, se propagea. Elle fut largement influencée par l’esprit et les traditions des Andalous. Toutefois, si aujourd’hui l’Islam algérien paraît si rigide, c’est au malikisme qu’il le doit. Pratique et droit sont restés identiques à ce qu’ils étaient vers le milieu du 13e siècle.

L’Asharisme[9] est la référence doctrinale de l’orthodoxie musulmane. Il est l’école théologique formée par les disciples de HASSAN el Ashari qui furent en butte aux attaques venant des mu’tazila en particulier. Avec les Seljoukides, les Asharites reçurent un appui officiel, en particulier par le grand wazir Nidham el Mulk. En retour, ils accordèrent un soutien intellectuel au califat abbasside contre les Fatimides du Caire. Des lors, l’enseignement Asharite s’identifia presque entièrement à l’orthodoxie et en un certain sens, il l’est demeuré jusqu’à maintenant (ex M. ABDOU : le réformiste égyptien).

Au sujet des expressions anthropomorphiques appliquées à Dieu, telles que la main de Dieu, Dieu s’asseyant sur le trône على العرش استوى la figure de Dieu وجه الله, Ashari avait professé qu’il ne fallait prendre ces expressions ni littéralement, ni métamorphiquement mais "sans comment" بلا كيف . certains de ses disciples vont interpréter métamorphiquement ses expressions (main = pouvoir, figure = essence = EL BAGHDADI). El Ashari avait insisté sur le fait que l’acquisition des actes الكسب par l’homme était créée, accentuant l’omnipotence de Dieu au dépens de la responsabilité humaine, mais son disciple Djuwaïni émit l’idée d’une "via media". El Ghazali va consolider la doctrine asharite "à cause de son enthousiasme pour le syllogisme aristotélicien et la philosophie néoplatonicienne"[10].

Pour expliquer le succès du Malikisme au Maghreb, on peut reprendre la théorie d’Ibn Khaldoun pour lequel la bedouinité explique la prédominance de cette école dans l’occident musulman. Effectivement, le malikisme est attaché à la tradition et hostile aux interprétations rationnelles. Il s’adapte parfaitement à la mentalité berbère des maghrébins qui répugnent à admettre une idée quelconque s’ils ne peuvent la faire remonter à une tradition. C’est la raison pour laquelle le malikisme paraît figé par rapport au hanafisme et même au malikisme oriental qui ne rejette pas -catégoriquement- l’effort d’interprétation[11].

2. Malikisme et enseignement

Depuis les Zyanides, le Malikisime se reproduit grâce à l’enseignement. L’Islam traditionnel lie fortement la foi et le savoir. La Kouttab, la Medersa et le Djema’ sont le symbole de cette union. Depuis l’ankylose culturelle qui a frappé le Maghreb dans la deuxième moitié du XIV siècle, l’enseignement revêtait un caractère juridico-theologique. Il visait deux buts principaux.

  • Donner des rudiments d’un savoir religieux aux croyants afin de les aider à s’intégrer dans la communauté.
  • Former des Ulémas dont l’état et la communauté avaient besoin. De ce fait, il répondait à des fonctions sociales et idéologiques[12].

a. A l’école primaire (Kouttab):

Le programme se limite à l’étude du Coran. C’est une particularité du Maghreb. Pourquoi? Parce que le Coran est le fondement d’une bonne éducation morale et spirituelle. En moyenne, un enfant de 6 à 10 ans mémorise ¼ de chapitre (ربع) par jour. En Andalousie, on apprenait avant tout à l’enfant à lire, à écrire et à compter. On le faisait à partir du Coran mais on introduisait d’autres sujets tels la poésie (ديوان العرب), l’art de la correspondance (الترسيل) et la grammaire. Ibn Khaldoun préférait cette pédagogie à celle du Maghreb où l’enfant récitait le Coran sans le comprendre.[13]

A ce niveau, l’état n’assure aucune charge enseignante. Dans les villes, chaque quartier se regroupait pour désigner le Taleb (ou mouedeb ou derrer selon les régions). Dans les tribus, chaque douar avait une tente pour l’école. C’est ce qui fait dire au colonel Dumas "l’instruction primaire était beaucoup plus répandue en Algérie qu’on ne le croit généralement … La moyenne des individus de sexe masculin sachant lire et écrire était égale à celle que les statistiques départementales ont fait connaître pour nos campagnes."(environ 40%)[14].

b. L’enseignement secondaire

Il est assuré dans des zaouias et dans les medersas. Ce sont les medersas qui fournissent à l’état, les cadres de la judicature - muphtis - cadis - adels et de la fonction publique: Amins et khodjas. Les étudiants (طلبة) étaient logés dans des petites chambres et nourris sur le budget des biens habous administrés par un Nadir. Les medersas les plus célèbres en Oranie sont celles de Tlemcen, de Mazouna, de Ghriss et d’Oran. Dans l’algérois, celles d’Alger, de Meliana et Colea. Celles du Constantinois: Djema’ Lakhder, el kettania, sidi okba..[15]

L’enseignement dure 7 ans, et dans le programme deux matières prédominent: le droit malikite et la grammaire arabe. Les ouvrages de référence sont la Rissala, la mouddawana et leurs abrégés surtout pour le droit et la Alfia d’Ibn Malik, l’Ajroumia d’el Masmoudi et leurs commentaires pour la grammaire. L’enseignement se fait suivant un cercle formé par les Tolbas. Le mouddares commence son cours par une basmala, un taleb lit le texte à commenter, le maître, alors, entame une explication linguistique puis expose le contenu avec une notice biographique de l’auteur.[16]

Les cours se déroulent depuis el Fajr jusqu’à el Icha. Ils sont ponctués par des arrêts (Dohr à el Asr) avec un horaire de 10 à 12 heures par jour. Le Vendredi est généralement un jour de repos.

c. En Algérie, il n’y a pas l’équivalent

De la Zitouna de Tunis, où la Qarawyne de Fès, toute-fois les grandes mosquées des villes (Alger, Oran, Constantine, ..) assurent un enseignement supérieur. La mosquée d’Alger est réputée par son enseignement du Hadith, celle de Mazouna s’est distinguée par l’enseignement du droit malikite ..[17]

A ce niveau, l’enseignement est souvent une fonction héréditaire. Les Ulémas veillent à la formation de leurs héritiers. Cette règle s’applique aux grandes familles citadines et maraboutiques: les Feggoun et Ibn Badis à Constantine, les Qaddoura et Thaàlibi à Alger, les Mecherfi à Mascara, les Ketroussi à Mazouna[18].

Les Ulémas se déplacent souvent dans le monde musulman pour parfaire leurs connaissances, ou pour débattre des sujets controversés. C’est la rihla ou voyage d’études avec pour destination, Fès, Tunis et le Caire. Ils sanctionnent leur enseignement par une Ijaza, diplôme conférant à l’étudiant en fin de cycle, l’autorisation d’enseigner, à son tour, une ou plusieurs œuvres étudiées.

La mémorisation est la pédagogie fondamentale de l’enseignement et s’applique à tous les niveaux. P. Nywa dira "qu’elle est déterminante de la culture maghrébine de cette époque" même s’il existe quelque alem qui condamne les méfaits du par cœurisme[19]. La mémorisation est un critère de valorisation et le Hafiz en est le modèle. Les Ulémas se soucient peu de devenir des créateurs d’œuvres originales et la finalité du savoir est de transmettre la science des anciens. Ce phénomène favorise les comportements culturels conformistes, puisque les Ulémas se contentent d’assimiler la science sans la renouveler.

Depuis la "crise religieuse" provoquée par l’émergence de l’Islamisme et sa matrice idéologique: le fondamentalisme Wahhabite, l’état algérien essaie de réactiver d’autres courants religieux, en particulier le malikisme, pour combattre leurs effets négatifs sur la société algérienne. Dans les instituts des sciences islamiques, le malikisme occupe une place de choix dans les programmes d’enseignement. Et, il ne faut pas oublier les émissions religieuses de la Radio et la télévision algériennes qui sont animées par des ulémas malikites -principalement-

Même, Mustapha Lacheraf, penseur algérien connu, avait publié au plus fort moment de la crise algérienne (1995) dans le journal El-Wattan "une étude sur la religion et la religiosité en Algérie" où il développe l’idée que le malikisme maghrébin est une école de tolérance religieuse.

On ne peut que se situer en porte à faux de cette thèse. Il faut souligner par exemple, que le code de la famille en Algérie est d’inspiration malikite (statut personnel). Je pense que pour sortir de la crise, l’Algérie (les intellectuels, les hommes religieux et les politiques) doit faire preuve d’audace et d’innovation sur le plan de la réflexion religieuse et l’interprétation du Coran.

Les acquis de l’islamologie récente ,M. Arkoun, N. Abou Zeid, Med MAHMOUD TAHA, Med TALBI et autres, montrent que le premier islah’ (réforme religieuse) initié par Djamel Eddine El AFGHANI et Med ABDou depuis le 19s siècle, n’a pas abouti à des résultats conséquents qui soient au niveau des exigences du changement et de la modernité. Alors, il est clair qu’une deuxième réforme, plus audacieuse, s’impose.


Notes

[1] Voir Etudes Maghrébines – n° 13 année 2001.[Casablanca]: article H. DHOUIB et Encyclopédie de l’Islam: article "Malik Ibn Anas" par J. SCHACHT -ne- Paris 1990, p 247-250.

[2] Encyclopédie de l’Islam: article "Malikisme" p 263-268 par N. COTTARD.

[3] M. TALBI: Biographies aghlabites extraites des Medarik du cadi AYAD. Tunis 1968 pp 57-62.

[4] M. Ibn MAKHLOUF: Tabakat el MAlikia. Dar El Fikr, Caire 1930. p 66-68.

[5] E. KHOUSHANI: Tabakat Ulama Ifrikya. Caire 1966. p 103-120.

[6] Encyclopédie de l’Islam: article "Malikisme", opcit p 263-268.

[7] M. MOKHTAR Ould Abbah: "Madkhal Ila auçaul el Fikh el Maliki", Tunis 1987 p 20-50.

[8] A. Laraoui: Histoire du Maghreb: essai de synthese (2t). Paris 70 T1 p 159-178.

[9] Encyclopédie de l’Islam: article "Al Ashari", p 716-718 par M. Watt.

[10] Ibid p: article: El Ghazali par. Ibn Khaldoun: in Muqqadima p 332.

[11] A Ibn Khaldoun: "la Muqqadima" (en arabe), Beyrouth s.d. p 319-321.

[12] L. Lalaoui Mounir: Qarawiyyine de Fès: thèse de doctorat Paris V. 1989.

[13] A. Ibn Khaldoun: optcit: p 404-406. et DRISS ALI:"Histoire de l’éducation en Ifriqya d’Ibn Sahnoun à Ibn Khaldoun". Thèse d’état, 3t: Sorbonne 1979.

[14] Y. Turin: "Affrontements culturels dans l’Algérie coloniale". 1830-1880. ALGER 1983 p 127.

[15] A. SAADALLAA: "Tarikh el Djazair et Taqafi". 2t. ALGER. p 10-104.

[16] Ibid p 84.

[17] M. Belhamissi: "Histoire de Mazouna", Alger 1981 p 49-75.

[18] Voir. A. Saadallah: "Histoire culturelle …", t2, pp 10-258.

[19] L. Lalaoui. Mounir: thèse. Opcit.

 

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