Les sixièmes journées géographiques algériennes, les 13 et 14 décembre 2016, Université Oran 2


 Insaniyat N°79 | 2018 |Varia|p. 137-138 | Texte intégral


Les sixièmes journées géographiques algériennes qui se sont tenues les 13 et 14 décembre 2016 à l’université de Mohamed Ben Ahmed, ont permis aux professeurs, chercheurs, enseignants et à un grand nombre de doctorants venus d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de France et d’Iran, de présenter leurs travaux, d’échanger leurs idées et de discuter leurs préoccupations face à un espace en pleine mutation et de plus en plus vulnérable. Il se dégage ici, le lien indéniable entre un espace physique, urbain ou rural et les besoins d’une société qui prend de plus en plus conscience de la fragilité de son milieu et dénonce ses vulnérabilités. Vulnérabilité aux phénomènes naturels avec un climat capricieux qui cause tantôt des inondations et tantôt des sècheresses, une désertification qui gagne de plus en plus du terrain, vulnérabilité aussi face à une action anthropiquequi oscille entre actions polluantes et actions œuvrant pour protéger et préserver l’environnement.

Pour cette nouvelle édition, les sixièmes journées géographiques algériennes ont vu l’empreinte empirique l’emporter sur la théorique, contrairement aux éditions précédentes à travers un grand nombre d’études de cas qui font l’objet de préparation de thèses. Durant cette rencontre, les participants se sont penchés sur les questions de l’espace en général et de la question de centralité, polycentralité et périphérisation en reliant la dynamique qui les rapproche en particulier. Avec la mutation des sociétés, les besoins ont évolué aussi, l’accès aux transports qui conditionne la mobilité dans les métropoles qui est devenue un besoin presque aussi vital que l’eau. N’empêche que l’approche de l’espace a été marquée par un renforcement des méthodes qui ciblent la notion de durabilité, associée à l’angoisse de la pénurie. Un espace qui dénonce l’inégalité à l’accès aux ressources, à l’heure ou certaines sociétés font face à des besoins vitaux tels que l’accès à l’eau potable et d’autres luttes contre la pollution qui menace leurs ressources en eaux.

D’une autre part, l’approche géographique du terrain selon plusieurs communications, a démontré l’importance de l’outil dans l’affinage de l’information. En effet, la télédétection, les SIG, les entretiens ou encore les focus groupes, convergent tous vers une meilleure analyse du terrain en tenant compte des multiples facteurs socio-environnementaux et l’interaction Homme-Milieu, afin d’apporter, par des méthodes inédites, une aide à la décision.

Avec autant de potentialités, le milieu offre à l’Homme la possibilité de mettre en concurrence ses territoires et de stabiliser ses espaces. Des potentialités qui dépendent pour beaucoup du facteur humain pour leur mise en valeur avec l’ensemble des trois acteurs : la population, sous-entendu le citoyen, le scientifique et le pouvoir public. Le territoire dans son sens large jouit d’une grande richesse dont la valorisation dépend des actions de planifications et de la mise en œuvre de stratégies en adéquation avec la spécificité de chaque milieu. Passant par la promotion du patrimoine des villes envalorisant l’espace urbain et/ou en créant de nouveaux centres d’urbanités contemporaines en veillant à les intégrer dans un modèle de villes durables. Promouvoir le tourisme et créer une dynamique interterritoriale. Valoriser aussi les territoires ruraux confrontés souvent à la marginalité, par des actions qui visent à balayer les contraintes d’ordre naturel comme la désertification ou anthropiques comme les extensions aux dépends des terrains agricoles.

Le bilan de ces deux journées a été axé principalement sur le défi des espaces côtier, montagnard et saharien en effervescence face à des processus qui aboutissent à la dégradation des écosystèmes. Dans le souci de constituer progressivement une perspective environnementale qui va de pair avec les besoins socio-économiques et politiques, le territoire doit avoir comme support l’ensemble des initiatives et engagements œuvrant dans l’objectif de sa préservation et sa valorisation, au gré des changements climatiques, des programmes urbanistiques et politiques et des besoins d’une société de plus en plus exigeante.

Nassima TRIKI

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