Avec Fatma OUSSEDIK

157 – 168
La recherche en sciences sociales : approches par les contextes
N° 111 — Vol. 30 — 31/03/2026

Fatma Oussedik est sociologue, titulaire d’un doctorat de l’université catholique de Louvain. Elle est professeure d'enseignement supérieur à l’université d'Alger 2 à la retraite, chercheuse associée au centre de recherche en Économie Appliquée et Développement (CREAD).

Fatma Oussedik a également réalisé plusieurs enquêtes de terrain sur la population en Algérie. Elle a été professeure invitée dans de nombreuses universités aux États-Unis, en France, en Allemagne, au Pakistan, en Italie, au Sénégal, en Tunisie, au Maroc et en Espagne, et a publié des travaux dans plusieurs de ces pays.

Ses recherches se concentrent sur les questions de genre, en particulier sur la transition démographique et les violences faites aux femmes. Elle est membre de plusieurs conseils scientifiques à l'étranger et a été lauréate en 2019 du prix Savoir Partagé, décerné par l'Université de la Manouba à Tunis. Outre sa carrière académique, Professeure Oussedik est engagée depuis de nombreuses années dans la défense des droits des femmes en Algérie, notamment au sein du réseau Wassila.

Abdelhafid Hammouche[1] : Dans le cadre de ce numéro d’Insaniyat consacré à l’enquête, il s’agit d’approcher au mieux ce qui la conditionne. Enquêter nécessite bien sûr d’organiser un questionnement, avec la construction de l’objet. Un tel processus, depuis les premières phases d’élaboration du problème jusqu’à la réalisation de l’investigation, appelle une multitude d’interrogations. Comment s’effectue la délimitation d’un terrain ? Comment la problématisation d’un phénomène social se traduit-elle dans l’orientation méthodologique pour concevoir une observation, une grille d’entretien, un questionnaire ?

Pour restituer autant que possible les aspects concrets inhérents à la démarche, le prisme que je te propose est celui des contraintes et les manières de les accepter ou de les surmonter. Celles-ci sont bien sûr de toutes sortes, et se révèlent selon les recherches. L’accès à des détenues d’un établissement pénitentiaire, à titre d’exemple, ne suppose pas les mêmes obstacles que la détermination, autre exemple, d’un échantillon de commerçants afin de comprendre les relations avec leurs clientèles. De tels volets constituent des étapes et des aspects que tu as mis en œuvre dans ta carrière d’enseignante-chercheure. Tu es en effet Professeure d’anthropologie et de sociologie à l’Université d’Alger et tu as réalisé un grand nombre de travaux sur des thèmes, allant de la place des femmes en Algérie et plus largement les rapports de genre, à l’enseignement, à l’urbain ou au fait religieux.

Abdelhafid Hammouche : Afin que les lecteurs situent plus précisément ta carrière académique, j’aimerais que tu reviennes sur le contexte de tes premières recherches, sur les conditions dans lesquelles tu effectues tes premières enquêtes. J’aimerais aussi que tu indiques les références, les travaux et les auteurs qui ont fortement conditionné ta pratique de recherche

Fatma Oussedik : J’ai débuté ma carrière de chercheuse au CREA, durant l’été 1976, dans une équipe dirigée conjointement par Claudine Chaulet et Slimane Bedrani. Il y avait à la fois de jeunes chercheurs et d’autres confirmés, deux exilés chiliens et un haut fonctionnaire algérien, Jean Claude Karsenty, Directeur du Crédit agricole. Nous avions des réunions toutes les semaines autour de notre objet de recherche : l’économie rurale. Toutes et tous adhérions à l’idée que nous devions interroger le terrain et donc sortir de nos bureaux. La conception qui prévalait au sein du CREA était que l’économie était une science sociale. Tout ce monde, une dizaine de personnes, a participé aux enquêtes sur le terrain. Les groupes reflétaient la composition de l’équipe de recherche : 4 chercheures par site, 2 femmes et 2 hommes, de niveaux d’expérience dans la recherche différents. J’ai mené des entretiens approfondis en particulier en compagnie de Claudine Chaulet, qui maîtrisait moins l’arabe que moi, mais qui (près de moi) dirigeait l’entretien. Puis, j’ai conduit des entretiens seule également sur la base de guides d’entretiens, construits après une pré-enquête. Et, enfin, j’ai été encouragée par M. Abdellatif Benachenhou à ouvrir une équipe de recherche sur « Femmes et fécondité », en 1981.

Ce début de carrière a été très important pour moi, me dévoilant la richesse du terrain et la nécessité de s’appuyer sur des enquêtes menées soi-même, ce qui n’exclut pas d’être accompagnée d’enquêteurs et d’enquêtrices.

Nous avions surtout la chance d’avoir pour directeur du centre de recherche, un homme d’une grande valeur scientifique, M. BENACHENHOU, qui, hélas pour l’enseignement et la recherche dans notre pays, a préféré ensuite bifurquer vers une carrière politique. Son aura nous a permis d’établir des liens de qualité avec l’équipe de Charles Bettelhem à Nanterre, comme avec le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) de Dakar et Samir Amin. Son poids au sein de l’Association des Économistes du Tiers Monde (AETM), les nombreuses missions de chercheures reconnues, les séminaires, les différentes rencontres organisées au sein du Centre nous ont permis de nous former, nous armant en vue d’interroger nos observations de terrain. Par ailleurs, nos références correspondaient à tout ce qui s’écrivait : de France, je retiendrai, pour mes travaux, Placide Rimbaud, Charles Bettelheim et Claude Meillassoux ; d’Amérique Latine, le brésilien Celso Furtado ; d’Europe le grec Emmanuel Arghiri ; de Dakar, l’égyptien Samir Amin de Dakar où nous avions de nombreux amis. Ils étaient nombreux à fréquenter le CREA.

Un autre point que je soulèverai porte sue le mécanisme de tutorat, mis en place par ce même directeur : chaque jeune chercheur avait un tuteur parmi les seniors, qui le relisait systématiquement, en conduisant des débats critiques et fructueux, avant toute publication. Dans mon cas, ce fut M. Mustapha Haddab, qui s’est attaché à remplir ce rôle avec scrupules.

  1. H : Concernant tes enquêtes, et au fil des années, comment les concevais-tu ? Avec quelles éventuelles difficultés, obstacles, aides ou soutiens ?
  2. O : La plus grande difficulté a toujours été le financement. C’est seulement durant la période où le Centre a été dirigé par M. Benachenhou, que cette question ne s’est pas posée à moi, l’administration du Centre s’en occupait. Par la suite, et chaque année davantage, il nous était demandé d’être « attractifs », de « trouver des partenaires ». Du financement dépendait la détermination de l’échantillon : une ville, quelques quartiers où, au mieux, la seule Algerie du Nord. J’ai aussi bénéficié d’un financement PNUD pour la recherche « Femmes et fécondité en milieu urbain », publiée en 1988, avec trois (3) collègues sociologues : Cherifa Hadjij, Souad Khodja et Djamila Belhouari-Musette. L’étude « Mutations familiales en milieu urbain » a été réalisée, quant-à-elle, à l’occasion du PNR (Programme National de Recherche) qui nous a donné un nouveau souffle.

Excepté ce lourd problème, j’ai toujours eu le bonheur d’être accompagnée par des chercheurs, le plus souvent des chercheuses, qui manifestaient un réel engagement. Naturellement à l’origine, nous avions une question : les femmes et l’argent, la mobilité urbaine, les masculinités… Après la lecture de recherches théoriques, celle de travaux historiques nous permettaient de mieux définir nos objets de recherche, de faire un état des connaissances sur la question. Cette étape pesait aussi sur le choix de notre terrain d’enquête. Nous nous attelions alors à le connaître, en étudiant les documents sociologiques, économiques, historiques, principalement publiés sur ce terrain. Cette étape nous permettait de préciser nos hypothèses de travail. La seconde étape était celle de la production des documents d’enquête. Les indicateurs choisis permettaient de faire le choix de la technique : entretiens, questionnaire.

Le plus souvent, nous faisions toujours appel à l’ONS, de sorte que notre échantillon s’inscrive dans des critères définis au préalable par le champ de nos hypothèses. Et là, selon les caractéristiques de notre échantillon, nous choisissions la méthode d’approche des enquêtes : boule de neige, totalement aléatoire, raisonnée … Pour ce qui est de l’enquête, les membres de l’équipe de recherche ont toujours été présents sur les terrains d’enquête : seuls ou en compagnie d’enquêtrices et d’enquêteurs selon l’ampleur du terrain construit. En effet, ce dernier n’est pas qu’une localisation géographique, il renvoie à des personnes, des styles de vie, une culture, voire, dans le cas des villes algériennes, à une musique. Il se construit, donc.

Je dois dire que l’enquête constitue mon étape préférée. J’ai tout appris du terrain. Les gens savent, ils ont une compréhension de leur vécu et c’est la qualité de l’entretien qui fait TOUJOURS surgir l’inattendu.

  1. H : Dans bon nombre de pays, les rapports de genre ont sensiblement changé. Comment as-tu vécu ces changements en tant que femme et est-ce que cette dimension genrée a joué dans l’accès à tes terrains ? Ces évolutions ont-elles influé sur tes grilles d’entretien ou tes questionnaires ?
  2. O : Il est juste de dire que les entretiens avec les femmes, ou à l’intérieur des foyers, ont toujours été conduits par des éléments féminins des équipes. Nous nous sommes beaucoup intéressés à la fécondité, la filiation, la parenté… Les hommes de l’équipe ont été d’un grand apport du point de vue des analyses statistiques, de la détermination de la méthodologie et ont accompagné les enquêtrices vérifiant leur travail. Lorsque l’outil était un questionnaire les chercheurs de sexe masculin menait l’enquête. Les apports théoriques et les analyses ont mobilisé l’ensemble des équipes sans distinction de sexe.

Ma qualité de femme n’a jamais pesé sur mes rapports au terrain de recherche. J’ai dormi, dans les années 70, dans des endroits incongrus, comme des écoles de villages dont j’ai perdu le nom, au fin fond des Babors[2], mes rapports avec mes collègues de sexe masculin, comme ceux qui présidaient à mes contacts avec les enquêtés n’en ont jamais souffert.

  1. H : Pour tenter de donner une dimension dynamique sur plusieurs décennies aux enquêtes menées en Algérie, quelles sont les contraintes qui perdurent ou disparaissent dans l’accès aux terrains ? Aux données ? Aux informatrices et aux informateurs ?
  2. O : Ce qui disparaît ce sont les sciences sociales. Non comme discipline, mais plutôt en termes d’interdit fait à notre société de « se penser ». La recherche, exceptés quelques rares créneaux, se plie aux exigences de l’expertise, par le biais de la question de son financement. On ne dépense pas de façon efficace pour la recherche en sciences sociales et on ne fait pas connaître les résultats des travaux dans ce domaine, on leur prête peu d’intérêt. Les outils statistiques sont de plus en plus flous, il est important de signaler que la disparition du Ministère du Plan, les difficultés rencontrées par l’ONS, ont pesé sur nos travaux. In fine, le poids de la bureaucratie pèse sur l’autonomie de penser des chercheures. Il se propage, par ailleurs et de plus en plus, une formulation morale des problèmes qui se posent à cette société. Une telle démarche pense être de nature à apaiser la situation, alors qu’il serait tellement plus juste d’engager des réflexions susceptibles d’enrichir l’action publique. Je tiens à dire que je parle depuis Alger que je connais bien et, aussi, depuis les travaux sur la famille.
  3. H : J’imagine que selon tes problématiques, tu fais appel à diverses disciplines des sciences sociales comme l’histoire ou la géographie par exemple. Une telle pluridisciplinarité a-t-elle des effets sur le choix de tes méthodes (avec plus d’observations ou un usage renforcé aux archives …) ?
  4. O : Il est vrai que je pense que la recherche est multidisciplinaire. La première étape est toujours consacrée à la lecture critique d’ouvrages ou d’articles théoriques, à la consultation de sources diverses : archives, guides culinaires, cartes et travaux de géographes, tableaux de statisticiens. Tout cela nous permet « d’approcher » notre sujet. C’est ce savoir acquis sur une région, une population, une famille que nous confrontons aux récits des personnes enquêtées. J’ai toujours privilégié l’entretien approfondi, convaincue que les sujets sociaux ont un savoir sur eux-mêmes. Et je peux dire que c’est toujours à la rencontre de ces deux modes d’investigations que j’ai trouvé des savoirs nouveaux, une re-connaissance des phénomènes sociaux qui me permet, alors, de revisiter les théories sociologiques, depuis ici et maintenant. Il s’agit toujours de cela : de dépasser ce moment de l’aliénation, qui nous fait nous représenter le réel sans l’interroger. Le fait que je pratique ce que j’appelle « une sociologie par le bas », au plus près de la population, convaincue que je suis que les sociétés ont des savoirs sur elles-mêmes, ne signifie pas un mépris de la théorie, au contraire. Je considère qu’un savoir est cumulatif, critique et situé. Pour toutes ces raisons, la pluridisciplinarité est pour moi une démarche précieuse. Je confronte mes observations de terrain, les échanges avec les enquêtés aux savoirs acquis, dans les ouvrages ou les archives, espérant produire un savoir renouvelé si ce n’est nouveau.
  5. H : Outre les rapports de genre que nous venons d’évoquer, les rapports de génération changent également dans le pays et se reflètent bien sûr dans les établissements de l’enseignement supérieur. Pour donner un aperçu de ton enseignement, sur quels aspects méthodologiques et épistémologiques insistes-tu auprès des étudiants et des doctorants ?
  6. O : J’ai deux credo : Primo, la nécessité de construire théoriquement son objet, en partant du principe selon lequel le savoir est cumulatif et critique. Aucune référence ne doit être admise comme acquise, il faut l’interroger. La sociologie sans terrain n’est pour moi qu’une discussion. C’est précisément la nécessité d’interroger le savoir qui exige qu’il soit situé. Secundo, déconstruire, dans le sens d’interroger d’un point de vue critique, les savoirs acquis correspond, pour moi, à la nécessité de s’approprier sa propre histoire.

Je dois dire que j’ai longtemps aligné des noms d’auteurs occidentaux dans mes cours, « les classiques », mais aujourd’hui je les cite et même il m’arrive de les enseigner, certes, mais en les restituant dans leur « contexte de pensée ».

  1. H : La vie sociale en Algérie se structure selon les régions par une pluralité linguistique. Tu es arabophone et francophone et je ne sais pas si tu es également berbérophone. Comment traites-tu ces rapports aux langues ? Et, pour élargir notre propos, comment sont déterminées les enquêtes sur ce registre ?
  2. O : Je suis d’abord francophone, le français est ma langue maternelle bien que mes deux parents aient été algériens. Mon père enseignait le français. Je suis berbérophone par relative immersion. Mes parents parlaient kabyle entre eux, ma grand-mère ne nous parlait qu’en kabyle. J’ai longtemps cru que je ne parlais pas cette langue, en vieillissant elle est là. Fragile certes, mais elle est là et accompagne des paysages, des souvenirs, un attachement à une terre, au cimetière familial. L’arabe, j’ai choisi de l’apprendre en enseignant. Il est aussi fragile et m’a demandé beaucoup d’efforts. Lorsque l’arabisation a été décrétée, j’ai considéré que je n’étais pas professeure de français, mais de sociologie. De plus, j’avais assisté à la conférence d’un ambassadeur d’Allemagne, s’exprimant en arabe avec un accent épouvantable, pire que le mien. J’ai eu la chance d’avoir deux collègues, Burhan Ghalioun et Lyes Boukraa, qui enseignaient en arabe la sociologie et qui m’ont proposé de conduire nos cours en binôme. Ce qui fut fait. Ils partaient du principe, juste, qu’étant trop bavarde pour me taire, j’interviendrai nécessairement. Selon moi, ce choix a été une attitude juste. J’ai grandi dans une famille nationaliste. Je n’ai aucune difficulté à faire usage des trois langues lors des enquêtes.
  3. H : Sachant que tu es familière des espaces académiques algériens, plus largement maghrébins et européens, comment analyses-tu cette internationalisation ?
  4. O : Concernant les enquêtes, on retombe sur le problème du financement et je ne parle pas de celui de l’Etat algérien. J’observe que les anglo-saxons et les européens, de façon générale, ont des facilités (que nous n’avons pas) à monter leurs projets à l’extérieur de leurs pays, bénéficiant ainsi d’approches comparatives. Nous sommes pour eux un terrain d’étude. Or, nous-mêmes possédons peu de moyens. Par ailleurs, ayant beaucoup fréquenté ces espaces, comme aussi les universités africaines, je dois dire, j’en ai beaucoup bénéficié pour ma propre formation. J’ai soutenu ma thèse dans une université européenne et je n’ai cessé d’être professeure invitée, membre de conseils scientifiques, intervenantes lors de colloques et séminaires. Tout cela a nourri ma carrière, sans coûter un sou au contribuable algérien. Je n’ai jamais été d’aucune clientèle. J’ai toujours refusé d’être « experte », il est vrai, me privant ainsi de sources de financement.

Toutefois, il existe aussi une différence importante qui concerne les publications de nos résultats. Faible en Algérie, elle est quasi inexistante à l’étranger.

  1. H : Un grand merci Fatma pour ce que tu nous livres, éclairant tes années de formations, ainsi que les suivantes avec les ajustements et les évolutions de tes thématiques. Ton propos articule l’espace de la recherche et l’arrière-plan avec ta formation, avec la sensible restitution de ta socialisation aux langues notamment avec une émouvante évocation de ton environnement linguistique tant pour la langue kabyle que connaissaient également mes parents mais qui ne m’a pas été transmise, alors que mon village natal arabophone est proche de la petite Kabylie, que pour le français. Tu fournis une multitude d’enseignements tant sur la structuration du CREA et ses ouvertures sur l’Afrique que les manières de caractériser des lieux, par exemple par la musique associée à une ville ou à une région.

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver dans ton propos des auteurs comme Claude Meillassoux que je faisais lire à mes étudiants, ou à retrouver l’appréciation que je partage avec toi de cette phase de l’enquête, celle où la proximité et l’empathie avec les enquêtés forte sur le plan relationnel est riche en informations[3].

Principales publications

Oussedik, F. (2022). Avoir un ami puissant. Koukou.

Oussedik, F., Taleb Ibrahimi, K., & Dris Aït Hamadouche, L. (2022). L’université désacralisée : Recul de l'éthique et explosion de la violence. Koukou.

Oussedik, F. (2020). Le Hirak : Quelques réflexions sur les enjeux d’un mouvement contestataire en Algérie. Insaniyat, (88), 69-82.

Oussedik, F. (2015). La ville méditerranéenne : Défis et mutations. Dans A.-H. Berretima & G. Ferréol (Dir.), La ville méditerranéenne : Défis et mutations (p. 185–198). EME Éditions.

Oussedik, F. (Dir.). (2014). Mutations familiales en milieu urbain : Algérie 2012. CRASC ; DGRSDT.

Oussedik, F. (2012). The rites of Baba Merzug: Diaspora, Ibadism, and social status in the valley of the M’zab. Dans J. McDougall & J. Scheele (Dir.), Saharan frontiers: Space and mobility in Northwest Africa (p. 93–108). Indiana University Press.

  1. « De la réconciliation terrestre : Essai sur la citoyenneté réhabilité » Philosophie et Transculturalité ». Jaques Poulain, Hans Jörg Sandkuhler, et Fathi Triki (eds.) (Bruxelles).

Oussedik, F., & Boukella, M. (2009). Le Maghreb à Naples. CREAD.

Oussedik, F., Sidi Boumediène, R., Ouchalal, K., & Amrouni, B. (2008). Raconte-moi ta ville : Essai sur l'appropriation culturelle de la ville d'Alger. ENAG Éditions.

Oussedik, F. (2007). Relire les Ittifaqat. ENAG Éditions.

Oussedik, F. (2006). « Le niveau et la qualité de l’enseignement en Algérie : quelques éléments de débat », dans : Mounir Bashur, Youssef Courbage & Boutros Labaki (dir.), L’Enseignement supérieur dans le monde arabe : Une question de niveau ? Beyrouth : Institut Français du Proche Orient.

Oussedik, F. (1996). L’identité féminine à Alger. CIACO.

Oussedik, F. (Dir.). (1990). Femmes et fécondité en milieu urbain. FNUAP ; CREAD.

Oussedik, F. (1984). The conditions required for women to conduct research on women in the Arab region. Dans Social science research and women in the Arab world (p. 113-121). UNESCO.

Articles et études

Oussedik, F. (2017). Mutations familiales en milieu urbain en Algérie. Raison présente203(3), 73-81. https://doi.org/10.3917/rpre.203.0073

Oussedik, F., & Iamarene Djerbal, D. (2014). Le réseau Wassila, un collectif algérien pour les droits des femmes et l’égalité. Nouvelles Questions Féministes33(2), 136-140. https://doi.org/10.3917/nqf.332.0136

Oussedik, F. (2013). La « tribu » en Algérie : Héritage colonial / invention de soi. Revue d'histoire du XIXe siècle47(2), 127-142.

Oussedik, F. (2011). Le féminisme algérien au péril d'un contexte postcolonial. Dans I. Lacoue-Labarthe, F. Rochefort, & M. Zancarini-Fournel (Éds.), Politique, esthétique, féminisme : Mélanges en l’honneur de Sonia Dayan-Herzbrun [Tumultes, n° 37] (p. [pages]). Éditions Kimé. ISBN : 9782841745715

Oussedik, F. (2009). « À la recherche d'un État endormi » Diogène, 226(2), 152-170. https://doi.org/10.3917/dio.226.0152.

Oussedik, F. (2006). L’enseignement au Maghreb et la demande d’égalité des chances. afkar/idées, (9), 54-56.

Oussedik, F. (2006). La transition démographique, quels enjeux pour les femmes algériennes ? NAQD, 22-23(1), 145-163. https://doi.org/10.3917/naqd.022.0143

Oussedik, F. (2002). Savoir et raison dans l'Occident musulman : Le cas de l’Algérie. Diogène197(1), 65-80.

Oussedik, F. (1999). Religion, gender and violence in Algeria. The Brown Journal of World Affairs, 6(1), 167-176.

Oussedik, F. (1998). Masculin / féminin : Les Algériens et le mouvement des femmes. Pouvoirs : Revue française d’études constitutionnelles et politiques, (86), 121-131. https://revue-pouvoirs.fr/masculin-feminin-les-algeriens-et-le-mouvement-des-femmes/

Oussedik, F. et Stora, B. (1997). Algérie-France : le Politique Ensauvagé. Esprit, Paris.

[1] Université de Lille, Clersé-CNRS, UMR 8019, Faculté des sciences économiques, sociales et des territoires, Cité scientifique, (59655), Villeneuve d'Ascq Cedex, France. N° ORCID : 0000-0003-4660-7679

[2] Chaîne montagneuse qui se dresse en arrière de la Corniche kabyle dans le triangle formé par Sétif au sud, Béjaia et Djidjel au nord.

[3] Pour qui veut prolonger l’entretien, Fatma Oussedik, « L’entrée dans la mondialisation ou le processus de désarmement des mouvements féministes par la professionnalisation du militantisme », Les cahiers du CEDREF [En ligne], 27 | 2024, mis en ligne le 01 février 2025, consulté le 03 mars 2026. URL : http://journals.openedition.org/cedref/2163 ; DOI : https://doi.org/10.4000/138qe.

Citer cet article

(2026). Avec Fatma OUSSEDIK. Insaniyat - Revue algérienne d'Anthropologie et de Sciences Sociales, 30(111), 157–168. https://insaniyat.crasc.dz/fr/article/avec-fatma-oussedik